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Combien de semaines d’assurance-emploi pouvez-vous recevoir en 2026 ?

Deux variables décident de vos semaines : les heures travaillées dans la dernière année et le taux de chômage de votre région économique. Voici toute la grille.

Mis à jour le · Mottalib Radif · Charte éditoriale

Annexe I : semaines de prestations selon les heures et le taux de chômage régional

Lignes : heures assurables ; colonnes : taux de chômage régional. Un tiret signifie que vous n’êtes pas admissible dans cette tranche.

Heures≤ 6 %6–7 %7–8 %8–9 %9–10 %10–11 %11–12 %12–13 %13–14 %14–15 %15–16 %> 16 %
42026283032
490232527293133
5602022242628303234
63017192123252729313335
700141618202224262830323436
840161820222426283032343638
980182022242628303234363840
1120202224262830323436384042
1260222426283032343638404244
1400242628303234363840424445
1540283032343638404244454545
1680323436384042444545454545
1820363840424445454545454545

Comment la lire

Prenez vos heures (arrondies à la baisse au multiple de 35 : la Loi raisonne en semaines de 35 heures) et le taux de votre région. La case donne vos semaines. Chaque tranche de 70 heures ajoute une semaine ; chaque point de chômage en ajoute deux, jusqu’au plafond de 45 semaines.

L’annexe I complète compte 41 lignes, de 12 semaines d’emploi assurable (420 heures) à 52 semaines et plus (1 820 heures), et 12 colonnes, de 6 % et moins à plus de 16 %. Le tableau ci-dessus n’en montre qu’une ligne sur deux ou trois ; le calculateur utilise la grille entière. Deux caractéristiques méritent attention. Les cases de gauche sont vides dans les lignes à peu d’heures parce que la norme d’admissibilité est plus élevée dans les régions à faible chômage : à 6 %, il faut 700 heures, donc les lignes de 420 à 665 heures sont vides dans cette colonne. Et le coin supérieur droit est plat à 45 : dès que les heures et le chômage sont tous deux élevés, le plafond s’impose et les heures supplémentaires n’ajoutent rien.

Trois exemples

  • Toronto (6,8 %), 1 820 heures : 38 semaines.
  • Montréal (6,6 %), 1 000 heures : 20 semaines.
  • Nord du Manitoba (28,7 %), 420 heures : 32 semaines.

L’exemple de Montréal montre l’arithmétique : 1 000 heures font 28 semaines de 35 heures (28,57 arrondi à la baisse), et la colonne 6,1 % à 7 % à la ligne 28 indique 20. Avec 1 050 heures, la ligne serait 30 et le droit de 21 semaines. Si Montréal était à 7,2 % au lieu de 6,6 %, la colonne se décalerait vers la droite et le droit augmenterait de deux semaines, à 22.

La période de prestations n’est pas le nombre de semaines

Votre période de prestations dure 52 semaines à partir du début de la demande ; c’est la fenêtre pendant laquelle vos semaines peuvent être versées. Si vous travaillez entre-temps, les semaines non utilisées restent disponibles dans cette fenêtre. Vos semaines de prestations sont les semaines payées. La répartition de l’indemnité de départ et la semaine de carence consomment la période, pas vos semaines.

NotionCe que c’estDurée habituelle
Période de référenceLa fenêtre où l’on compte les heures, avant la demande52 semaines, jusqu’à 104
Période de prestationsLa fenêtre où les semaines peuvent être versées, à partir du début de la demande52 semaines, jusqu’à 104
Semaines de prestationsLe nombre de semaines effectivement payables, selon l’annexe I14 à 45
Délai de carenceSemaine non payée au début de la demande1 semaine
Répartition de l’indemnité de départSemaines couvertes par les sommes de cessation d’emploi, avant le début des prestationsVariable

Un prestataire avec 30 semaines de prestations qui trouve un contrat de quatre mois après dix semaines garde 20 semaines en réserve. Si le contrat se termine avant la fin de la période de prestations de 52 semaines, la demande est réactivée sans nouveau délai de carence et les semaines restantes sont versées. Si le contrat dépasse la fin de la période, la réserve est perdue, mais les nouvelles heures établissent généralement une nouvelle demande avec un nouveau droit. Quand la nouvelle demande paierait moins, par exemple parce que le contrat était à temps partiel, il est parfois préférable de demander à Service Canada de maintenir l’ancienne demande ; le renouvellement n’est pas obligatoire.

Réactiver une demande ou en commencer une nouvelle

Quand vous redevenez sans emploi à l’intérieur de la période de prestations, vous avez le choix. Réactiver la demande existante conserve le taux hebdomadaire d’origine et les semaines d’origine, moins celles déjà payées. Commencer une nouvelle demande signifie une nouvelle période de référence, un nouveau taux calculé sur les meilleures semaines récentes, un nouveau droit selon l’annexe I et un nouveau délai de carence. Service Canada réactive par défaut ; si le nouvel emploi payait plus ou si le taux de votre région a monté, demandez plutôt l’établissement d’une nouvelle demande, et comparez avec le calculateur. Le choix est irréversible dès que des prestations sont versées.

Prolongations et projets pilotes

Le nombre de semaines de l’annexe I a été complété à plusieurs reprises. Les travailleurs saisonniers de treize régions désignées, surtout dans l’Atlantique, au Québec et au Yukon, ont reçu jusqu’à cinq semaines supplémentaires dans le cadre de projets pilotes successifs depuis 2018, à condition d’avoir eu au moins trois demandes au cours des cinq années précédentes à la même période de l’année. Des mesures temporaires lors de chocs économiques ont ajouté des semaines à l’échelle nationale ou abaissé les tranches de taux. Les prestataires d’une région désignée doivent vérifier le projet pilote en vigueur sur le site de Service Canada ; le calculateur n’affiche que les semaines de l’annexe I.

Ce qui met fin à une demande avant terme

  • Refuser un emploi convenable, ne pas chercher de travail ou ne pas être disponible, ce qui peut entraîner une exclusion pour les semaines restantes.
  • Quitter le Canada sans motif autorisé : les prestations cessent pour les jours à l’étranger.
  • Suivre une formation à temps plein non approuvée par une autorité désignée.
  • Gagner plus de 90 % de la rémunération précédente dans une semaine, ce qui ramène la prestation à zéro pour cette semaine sans la consommer.
  • La fin de la période de prestations de 52 semaines, quelles que soient les semaines restantes.

Entrez vos heures et votre région dans le calculateur pour voir vos semaines, la première semaine payable et la date de fin estimée de la demande.

Questions fréquentes

Quel est le nombre maximal de semaines ?

Quarante-cinq semaines, atteintes avec 1 820 heures ou plus dans une région au-dessus de 16 % de chômage, ou avec moins d’heures quand le chômage augmente. Un projet pilote ajoute jusqu’à 5 semaines aux travailleurs saisonniers de 13 régions ciblées lorsqu’il est en vigueur.

Mes semaines changent-elles si le taux change pendant ma demande ?

Non. Le nombre de semaines est arrêté au début de la demande, d’après le taux de chômage régional en vigueur cette semaine-là, et il ne bouge plus ensuite. Une hausse du chômage en cours de demande n’ajoutera pas de semaines, et une baisse ne vous en retirera pas. C’est pourquoi la date de dépôt compte quand une région est proche d’un seuil.

Est-ce que je perds des semaines si je trouve un emploi ?

Non, et c’est une bonne surprise pour beaucoup de prestataires. Trouver un emploi suspend le versement mais n’annule pas les semaines restantes. Votre période de prestations court sur 52 semaines à partir du début de la demande, et les semaines inutilisées peuvent encore être versées si vous perdez ce nouvel emploi dans cet intervalle, sans nouveau délai de carence. Passé les 52 semaines, le reliquat est perdu.

Pourquoi mon voisin a-t-il eu plus de semaines ?

Deux facteurs expliquent presque tous les écarts : les heures et la région. Le tableau de l’annexe I progresse par paliers, si bien qu’environ 50 heures assurables de plus peuvent valoir deux semaines de prestations supplémentaires. Et deux régions économiques voisines se situent souvent dans des tranches de taux différentes : à quelques kilomètres près, avec les mêmes heures, le nombre de semaines change.

La période de prestations peut-elle dépasser 52 semaines ?

Oui, dans des cas précis. La période peut être prolongée du nombre de semaines pendant lesquelles vous avez fait l’objet d’une répartition d’indemnité de départ, reçu des prestations de maladie, ou été détenu, jusqu’à un total de 104 semaines. L’objectif n’est pas d’ajouter des semaines de prestations, mais d’allonger la fenêtre pour que celles auxquelles vous avez droit puissent effectivement être versées.

Calculateurs et guides associés

Sources

Mottalib Radif

Rédigé par Mottalib Radif

MBA INSEAD · Ingénieur Mines Saint-Étienne · Finances personnelles et prestations

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Taux 2026, mis à jour le 2026-09-16