Cotisations à l’assurance-emploi : taux, maximum et part de l’employeur
Entrez votre salaire pour voir ce que vous et votre employeur versez à l’assurance-emploi cette année.
L’assurance-emploi est financée par des cotisations retenues sur chaque paie. En 2026, le taux de cotisation des employés est de 1,30 % de la rémunération assurable au Québec et de 1,63 % dans le reste du Canada, jusqu’au maximum de la rémunération assurable de 68 900 $. La cotisation annuelle maximale d’un employé est donc de 895,70 $ au Québec et de 1 123,07 $ ailleurs. Il n’y a pas d’exemption de base : la cotisation est due dès le premier dollar. L’employeur verse 1,4 fois la cotisation de l’employé, soit 1,82 % au Québec et 2,28 % ailleurs. Pour un salaire de 60 000 $ au Québec, l’employé paie 780,00 $ et l’employeur 1 092,00 $. Le même plafond limite la prestation : 55 % de 68 900 $ donnent la prestation hebdomadaire maximale de 729 $.
Vos cotisations d’AE 2026
Votre cotisation pour l’année
978,00 $
| Votre taux | 1,63 % |
| Cotisation de l’employeur | 1 369,20 $ |
| Par paie aux deux semaines (26) | 37,62 $ |
| Maximum de l’année | 1 123,07 $ |
Mis à jour le · Radif Partners · Charte éditoriale
Cotisations selon le salaire
| Salaire annuel | Employé au Québec | Employeur au Québec | Employé hors Québec | Employeur hors Québec |
|---|---|---|---|---|
| 30 000 $ | 390,00 $ | 546,00 $ | 489,00 $ | 684,60 $ |
| 45 000 $ | 585,00 $ | 819,00 $ | 733,50 $ | 1 026,90 $ |
| 60 000 $ | 780,00 $ | 1 092,00 $ | 978,00 $ | 1 369,20 $ |
| 68 900 $ | 895,70 $ | 1 253,98 $ | 1 123,07 $ | 1 572,30 $ |
| 90 000 $ | 895,70 $ | 1 253,98 $ | 1 123,07 $ | 1 572,30 $ |
| 150 000 $ | 895,70 $ | 1 253,98 $ | 1 123,07 $ | 1 572,30 $ |
Au-delà de 68 900 $, la cotisation cesse d’augmenter : une personne qui gagne 150 000 $ paie la même somme qu’une autre à 68 900 $. En pratique, la retenue est appliquée à chaque paie jusqu’à ce que le maximum annuel soit atteint ; les salaires élevés la voient donc disparaître de leur talon de paie en cours d’année.
Comment la retenue est calculée
À chaque période de paie, l’employeur multiplie la rémunération assurable par le taux. La rémunération assurable comprend le salaire, les heures supplémentaires, les commissions, les primes, la paie de vacances, la plupart des avantages imposables versés en argent et les pourboires contrôlés par l’employeur. Elle exclut les avantages autres qu’en argent, sauf la pension et le logement. L’employeur cesse de retenir quand les cotisations de l’année atteignent le maximum. Un nouvel employeur repart de zéro, d’où les cotisations en trop quand on change d’emploi en cours d’année.
La part de l’employeur
Pour chaque dollar retenu à l’employé, l’employeur ajoute 1,40 $. Sur un salaire de 60 000 $ au Québec, cela fait 1 092,00 $ en plus des 780,00 $ de l’employé, soit 1 872,00 $ remis à l’Agence du revenu du Canada. Les employeurs qui offrent un régime d’assurance-salaire de courte durée admissible peuvent s’inscrire au Programme de réduction du taux de cotisation et payer un multiple inférieur, à condition de faire profiter les employés d’une partie de l’économie. Aucune exemption n’existe pour les petites entreprises.
Pourquoi le Québec paie moins
Au Québec, les prestations de maternité, de paternité, parentales et d’adoption sont versées par le Régime québécois d’assurance parentale, qui a ses propres cotisations. L’assurance-emploi fédérale n’y couvre donc que les prestations régulières, de maladie, pour proches aidants et de pêcheur, et son taux est réduit à 1,30 % pour les employés et à 1,82 % pour les employeurs. Un travailleur québécois paie la cotisation réduite à l’AE et, sur une ligne distincte du talon de paie, la cotisation au régime provincial.
Comment le taux est fixé
La Commission de l’assurance-emploi du Canada fixe le taux chaque année en septembre pour l’année suivante, d’après les prévisions de l’actuaire principal de l’assurance-emploi. La règle est celle du seuil de rentabilité sur sept ans : le taux doit équilibrer le Compte des opérations de l’assurance-emploi sur cette période, et il ne peut pas varier de plus de cinq cents par tranche de 100 $ d’une année à l’autre. Le maximum de la rémunération assurable est indexé sur la croissance de la rémunération hebdomadaire moyenne au Canada. Les deux chiffres prennent effet le 1er janvier.
Cotisations et prestations
Les cotisations ne constituent pas un compte d’épargne : vos prestations dépendent des heures et de la rémunération assurables des 52 dernières semaines, non du total versé pendant votre carrière. Le lien entre les deux, c’est le plafond. La rémunération au-delà de 68 900 $ ne porte aucune cotisation et ne donne aucune prestation, d’où le maximum de 729 $ par semaine. À 60 000 $, une année de cotisations assure une prestation de 635 $ par semaine. Le calculateur convertit votre rémunération et votre région en montant et en nombre de semaines.
Remboursement des cotisations en trop
Si vos feuillets T4 indiquent ensemble plus que le maximum annuel, l’excédent est demandé dans la déclaration de revenus et remboursé. Un remboursement est aussi prévu quand la rémunération assurable de l’année est de 2 000 $ ou moins. Si un seul employeur a trop retenu, demandez-lui de corriger. La personne qui résidait au Québec à la fin de l’année mais travaillait ailleurs, ou l’inverse, voit l’écart entre les deux taux rajusté dans sa déclaration.
Travailleurs autonomes
Les travailleurs autonomes ne cotisent pas par défaut et n’ont pas droit aux prestations régulières. Ils peuvent s’inscrire volontairement aux prestations spéciales ; au Québec, où la maternité et les prestations parentales relèvent du régime provincial, l’inscription vise surtout les prestations de maladie et pour proches aidants. Ils paient alors le taux des employés sur leur revenu de travail autonome, sans part de l’employeur. Une fois une prestation demandée, la cotisation reste due tant que dure le travail autonome. Voyez les pages sur les prestations de maladie et les proches aidants.